Architecture contemporaine
Contrairement à ce que certains auraient tendance à penser, Versailles n’est pas exclusivement une ville des XVIIe et XVIIIe siècles.
On y voit pour commencer beaucoup de maisons en pierre meulière construites autour de 1900 dans les quartiers de Clagny, Glatigny, Montreuil et Porchefontaine. Mais ce qui est plus remarquable, c’est que quelques architectes d’avant-garde y ont élevé des édifices à leur mesure. Ainsi, dans les années 1920, le grand Auguste Perret édifia la « Villa Cassandre » au 11 rue Albert Joly, et André Lurçat l’intéressante « Villa Bomsel » au 12 rue René Aubert, dans le même quartier.
Si eux ne craignaient pas de laisser le béton apparent, Albert Rimbert, qui réalisa le cinéma Le Cyrano (rue Rameau) en 1924, préféra cacher ce matériau sous la brique et un décor à la gloire du héros d’Edmond Rostand. La gare ferroviaire de Versailles Chantiers fut reconstruite à cette époque par l’architecte André Ventre, et inaugurée en 1932 : c’était alors la plus moderne et la plus « luxueuse » gare de France, « jetée sur les voies comme Chenonceaux sur le Cher » pour les uns, inspirée du Grand Trianon pour les autres …
D’allure aussi classique, le palais des congrès de Versailles, élevé en 1964 par Pierre-Edouard Lambert, est contraint par la proximité du château. Il n’en fut pas moins le premier palais des congrès construit en France, remarqué pour sa fonctionnalité et son amphithéâtre de 1200 places. Plus avant-gardiste est la "villa Drusch" élevée dans les années 1960 par Claude Parent, architecte aujourd’hui membre de l’Institut. Les principes de sa théorie sur l’architecture oblique s’y trouvent appliqués (38, av. Douglas Haig). Dernier en date, le chantier de reconstruction de l’Ecole des Beaux Arts, rue Saint-Simon, manifeste la présence de l’architecture contemporaine au cœur de la ville.



