Philippe Lejeune : Grandeur l'Imperceptible

Culturelle, Distractions et loisirs

Du vendredi 15 février au dimanche 14 avril 2019

Mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche

de 12:00 à 14:00

  • Présentation de la rétrospective

Présentation

Du 15 février au 14 avril, la ville de Versailles rend un hommage inédit au peintre Philippe Lejeune (1924-2014) et invite les Versaillais à découvrir le parcours original de cet artiste marqué par l’Art sacré.
Un peintre initié et mystérieux
Cette exposition permet de suivre les grandes étapes de cette œuvre foisonnante : six ans d’une formation marquée par Maurice Denis, George Desvallières et Jean Souverbie ont formé dans un premiers temps un peintre aux œuvres ambitieuses, puis se développe la peinture probabiliste et, après le séjour en Inde en 1969, une inspiration proche de Messiaen. Dans les dernières années, la fraternité universelle éclaire un art où le sujet s’est transformé en motif. La galerie des portraits présente dans l’exposition est en soi une rétrospective en réduction, tandis qu’une présentation du travail de Lejeune comme décorateur d’église complète la compréhension du peintre.

Parcours à l’Espace Richaud
1. Une formation dans la tourmente 1941-1947
Encouragé par son père à lire le Journal de Delacroix, Philippe Lejeune rencontre Maurice Denis en 1941 et intègre à dix-sept ans les Ateliers d’art sacré. Deux ans plus tard, le théoricien nabi meurt et le peintre cubiste Jean Souverbie lui succède.

2. Le témoin de son temps 1950-1956
Au retour d’Océanie, il installe son atelier à Paris et fonde la revue Sujet. Il fréquente les protagonistes de la Jeune Peinture tout en gardant son indépendance. Il se marie avec l’écrivain Geneviève Dormann et s’installe à Étampes. Il découvre l’œuvre de Leonardo Cremonini dans la revue Abat-Nuit à laquelle il collabore.

3. La peinture probabiliste
1956-1970 Le tableau a son propre pouvoir créateur que le peintre doit organiser, conviction mûrie au contact de Cremonini, auparavant semée par Souverbie.

4. L’Orient révélateur 1970-1990
En 1969, Lejeune part en Inde et revient bouleversé par les bidonvilles de la Cité de la Joie. La vivacité de la spiritualité qu’il y découvre le marque profondément, au point d’envisager de s’y installer. Sa peinture, tout en s’écartant d’un certain maniérisme, devient plus mystique. Partageant l’eschatologie du compositeur Olivier Messiaen, il peint « La Fin du Temps », hommage à Messiaen.

5. La fraternité universelle 1990-2014
«Avant même de savoir ce que représente le tableau...vous êtes pris par cet accord magique ; les lignes seules ont quelquefois ce pouvoir... » Eugène Delacroix « Se rappeler qu’un tableau, avant d’être un cheval de bataille, une femme nue ou une quel- conque anecdote, est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées. » Maurice Denis Il pousse à son paroxysme l’expression de Delacroix théorisée par Denis. Les influences sont assimilées : il approche de la fin. Il retarde à son maximum l’apparition du sujet.

6. Galerie de portraits
Concentrant toutes les difficultés de l’art pictural, les portraits résument le parcours du peintre.

7. Vitraux et décors d’église
Dès les années 50, avec son ami maître verrier Raymond Legrand, il réalise pour une trentaine d’églises les premiers vitraux modernes de l’après-guerre et des décors sous forme de fresques, de chemins de croix, ou de retables...
Informations Générales
  • Arts et culture :
    • Exposition
  • Arts et culture :
    • Art moderne / contemporain
Espace Richaud
Tél : +33(0)1 30 97 85 15
Fax : +33(0)1 30 97 85 15
Lieu
Philippe Lejeune : Grandeur l'Imperceptible
78 Boulevard de la Reine
78000
Versailles
  • Langue(s) parlée(s) :
    • Français